COLLECTIF LA MEUTE

Le COLLECTIF LA MEUTE se propose d'être une plate-forme fédérant artistes, spectateurs et équipe de production. C'est un outil au service d'une démarche politique, défendant représentation et égalité pour tous.

Le COLLECTIF LA MEUTE est un lieu de réflexion, de partage, de création, de mutualisation. C'est un réseau de co-construction, une structure de production flexible, cherchant des outils pour faire émerger intelligence collective et modèles économiques innovants.

 

militant

Le COLLECTIF LA MEUTE souhaite amener l'opéra au plus près des publics, faire tomber les barrières qui nous en séparent et en renouveler les codes. La création contemporaine et la co-création avec des participants se veulent des clefs pour mettre en oeuvre des formes de composition, de création et de représentation en lien avec un public large et en écho aux enjeux contemporains.

En croisant les compétences des artistes du collectif et en les mettant à la disposition des participants, le COLLECTIF LA MEUTE déploie des dispositifs variés pour créer des espaces de co-création permettant au plus grand nombre d'expérimenter l'opéra comme forme d'expression personnelle et collective. 

Le COLLECTIF LA MEUTE cherche de nouvelles méthodes de production et de création qui questionnent l'opéra pour qu'il reste, au même titre que toutes les formes d'art, un outil de cohésion et d'unité, laissant de la place à la jeune génération sur le plateau et en coulisse.

Le COLLECTIF LA MEUTE interroge également la place des femmes dans l'opéra, tant au niveau de la composition des équipes de création que des figures féminines portées à la scène.

 

total

Le COLLECTIF LA MEUTE construit des ponts vers cette forme d'art total qu'est l'opéra en créant en parallèle les différents langages qui lui sont inhérents - musique, chant, narration, expression corporelle, décors, costumes, lumières - sans hiérarchiser ni les rapports entre créateurs, ni entre langages artistiques. Ces langages sont conçus dès l'écriture comme complémentaires et sont créés parallèlement. Une recherche collective qui orchestre les sons, les voix, les corps et les espaces pour livrer un travail entier et organique. Les dimensions sonores, musicales, narratives, corporelles et visuelles sont donc inséparables, épousant volontiers le concept wagnérien d'opéra comme œuvre d'art total (Gesamtkunstwerk).

Cette volonté de pensée globale s’applique également aux processus de co-création avec les participants et avec les artistes, aux processus de co-construction des partenariats, et aux choix de diffusion. Tous ces aspects de la création sont considérés comme un tout et l'équipe artistique cherche à développer chaque création dans une approche globale et systémique.

Il s’agit d'expérimenter « le chemin de l’œuvre » : « comprendre les articulations entre les modalités de création – seul et à plusieurs, dans l’atelier, in situ et dans l’espace public, sur internet – et la nature du processus artistique mis en œuvre – anticipé, préparé, dépendant d’un contexte, spontané, aléatoire, évolutif, in progress. En découlent des définitions possibles et variées de l’acte de création, du rôle de l’artiste, de la place des publics, autant d’articulations, d’emboîtements étroitement liés entre eux. »1

Au delà de l'expérience synesthésique et du concept d’art total, collaborations, co-créations, co-conceptions, co-constructions, sont autant de processus pour développer un projet pensé de manière rhizomique. L'ensemble des interactions du COLLECTIF LA MEUTE (relations avec les artistes, les participants, les structures partenaires et leurs équipes, les publics, les habitants), font partie d'une même équation que les propositions artistiques et leur « mise en oeuvre » tentent de résoudre.

 

collectif

Le COLLECTIF LA MEUTE met en oeuvre des moments participatifs et partage l’exercice de la création. A travers des ateliers de recherche, menés sur le territoire des Hauts-de-France avec des participants, des partenaires culturels, socio-éducatifs, scolaires et de loisir, nous nous proposons « d'interpréter les rapports de l’individu au groupe, de jouer la complexité des interactions que mettent en œuvre un collectif improbable, spontané. »2 Nous cherchons une « alchimie de l’agir collectif »3 qui devient matériau de réflexion et de création.

L'opéra participatif mise sur la capacité d'une pratique artistique à fédérer et élargir son public en l'associant au processus de création. La multiplicité des langages qui composent l'opéra est une force pour faire de cet art un pont vers la musique, la littérature, les arts de la scène et les arts plastiques. Ces facettes constituent autant de portes d'entrée vers le projet, et autant de chances d'emmener les participants dans le processus de co-création.

ouvert

Le profil des participants est libre et ouvert. Avec des personnes de tous âges de tous horizons, nous travaillons dans une réelle ambition transgénérationnelle et dans une volonté de mixité sociale et culturelle.

Aucune connaissance particulière n'est nécessaire. Aucune sélection n'est mise en place. La richesse du processus de création est au cœur des préoccupations puisqu'en retour d'un engagement à titre gratuit des participants, la qualité, le confort et la bienveillance du cadre de recherche doivent être assurés.

 

ancré

Le COLLECTIF LA MEUTE ancre son travail dans le territoire et dans la durée pour instaurer une collaboration au long cours avec les habitants de la région Hauts-de-France et les acteurs culturels en région. Ils collaborent également avec les institutions et participants belges dans le cadre de projets transfrontaliers.

Ils touchent des publics nouveaux grâce à la co-création avec les participants. La restitution publique du travail est un moment précieux pour fédérer les familles des participants autour du projet. Elle doit s'ancrer dans le territoire, en écho aux temps forts de la vie de quartier ou des événements liés à la ville, le département ou la région, afin d'attirer un public aussi important et hétérogène que possible. La représentation est un moyen d'inviter de nouveaux publics à découvrir les institutions culturelles de la ville, ou bien d'offrir des restitutions du travail de recherche dans l'espace public, à la rencontre des habitants.

Un parcours de découverte des langages opératiques, des arts vivants et visuels, de la musique et des instruments, ainsi que des structures locales dédiées à la culture complète le processus de création engagé avec les participants. Ce parcours parallèle est pensé en amont, durant, et en aval du temps fort de création pour nourrir l'imaginaire des participants et leur permettre de créer des liens avec les structures culturelles locales. Il ancre le moment de création/recherche avec le COLLECTIF LA MEUTE dans un parcours au long cours. La co-création au plateau est alors un temps fort de la collaboration mais pas son unique enjeu. C'est en ouvrant toutes ces portes que nous pensons pouvoir créer pour tous un pont entre l'opéra et les centres d'intérêts ou les sensibilités des participants.

 

protéiforme

Potentiellement itinérant, dispersé dans différents endroits interconnectés, distillé sous forme d'épisodes récurrents, livré sur une place publique, confiné dans un bâtiment insolite, camouflé dans un lieu abandonné ou chez un particulier, le travail du COLLECTIF LA MEUTE propose une approche performatique protéiforme en perpétuelle évolution, qui offre au spectateur une expérience singulière autours des milles facettes de l'opéra.

Au même titre que ses créations, le COLLECTIF LA MEUTE est un groupement d’artistes à géométrie variable. Les équipes de création se forment selon les besoins spécifiques de chaque projet. Le COLLECTIF est une structure au service des projets qu'elle défend. Chaque projet permet au COLLECTIF de se développer, de murir et de gagner en visibilité.

 

 

les artistes du collectif LA MEUTE

Claire Pasquier

Claire Pasquier est metteure en scène. Scénographe de formation, elle assiste de nombreux metteurs en scène pour des opéras en France, Italie, Allemagne et Autriche depuis dix ans. Elle mène également des ateliers de théâtre, d'arts plastiques et de photographie, au Brésil, au Maroc, en Italie et en France avec des écoles, des prisons, des ONG et des institutions culturelles. Ces expériences façonnent son vocabulaire scénique, fondé sur la diversité et les singularités des participants, dans le cadre de collaborations pluridisciplinaires, participatives et interactives. Plusieurs questions animent sa pratique du spectacle vivant : qu'avons-nous urgence à raconter ? Comment notre pratique artistique s'articule-t-elle avec l'actualité et avec notre engagement citoyen ? Claire imagine un projet participatif librement inspiré du monologue Onysos le furieux de Laurent Gaudé : Le Furieux, une création collective et participative, un cri libérateur.

Pour en savoir plus sur son travail : http://www.clairepasquier.eu

Sarah Théry

Sarah Théry est une chanteuse mezzo-soprano à la signature vocale très particulière, Sarah Théry se remarque par ses choix musicaux originaux. Musicienne éclectique et passionnée, elle se consacre à un large répertoire allant de la musique baroque à la création contemporaine. Elle est à l’initiative de nombreux programmes de musique de chambre alliant la musique classique et d’autres formes d’art, telle la littérature, la danse, ou les musiques actuelles. Sa curiosité pour le répertoire et la création contemporaine l’amène régulièrement à collaborer avec des ensembles contemporains autant en musique de chambre qu’à l’opéra. L’accessibilité de la musique classique à un large public est devenue son cheval de bataille, l’amenant à explorer de nouvelles formes de performances pour les adapter aux spectateurs. Sarah Théry est formée au travail musical avec des non-musiciens dans le cadre des artistes relais de l'Académie du festival d'Aix en Provence. Pour Le Furieux, elle se produit sur scène avec les participants et les guide à travers le travail de préparation musicale.

Pour en savoir plus sur son travail : https://www.sarahthery.com

Bastien Poncelet

Bastien Poncelet est un artiste belge diplômé de l’atelier de scénographie de La Cambre à Bruxelles. Il crée des performances et actions théâtrales. Sa démarche repose sur la relation entre le public, l’artiste et l’institution culturelle. En décembre 2016, il reçoit à Trieste (Italie) le prix Franco Jesurum pour sa performance Thymélé I. Il débute suite à cela une nouvelle période de travail de recherche corporelle en résidence, inscrite dans un désir d’engagement social. Ses actions théâtrales abordent des sujets complexes où tout se joue dans la discordance entre l’incongruité de la situation et l’importance du message porté. Ainsi dans sa performance Cédric (https://vimeo.com/209009839), deux protagonistes s’affrontent dans un duel sans contact physique. Le premier, Cédric, un technicien muni d’une machine à souffler, tente avec son appareil de lever la robe du second, un homme travesti en Marilyn Monroe. Dans une approche nourrie de sa double casquette de scénographe et performeur, Bastien crée le vocabulaire visuel de l'opéra Le Furieux à partir de l'urbain, d’éléments scénographiques, des corps du public et des performeurs.

Pour en savoir plus sur son travail : https://vimeo.com/209009839


 

1 Patricia Marszal, Collaboration et co-création entre artistes : duo, groupes, collectifs en arts plastiques du début des années 1960 à nos jours, https://www.reseau-canope.fr/outils-bacs/collaboration-et-co-creation-entre-artistes-duo-groupes-collectifs-en-arts-plastiques-du-debut-des-annees-1960-a-nos-jours

2Christian Mahieu, « Ces heures ont été les seuls instants de ma vie où je ne fus qu’un homme.» : une expérience d’opéra participatif, retour sur sa participation à un atelier de recherche en février 2020. Il décrit ainsi son expérience « Mais la rencontre, pour moi la plus forte, du point de vue de mes expériences passées, c’est celle d’un groupe de personnes inconnues, juxtaposées. Nulle présentation réciproque n’a semblé nécessaire. Une vingtaine de personnes étaient là, chacune différente en âge, sexe, surement en matière de trajectoire et d’expériences. L’instant de la prise de contact a suffi à nous mettre en mouvement, ensemble. »

3Ibid.

 

claire

pasquier

This site was designed with the
.com
website builder. Create your website today.
Start Now