Isoloir

Installation interactive de création de panoramas

Les rhizomes du projet-processus Furieux

Le projet-processus Furieux se situe au carrefour entre la recherche, l'accompagnement de la pratique amateure et la création. Nous avons travaillé dans une première phase à la création du Furieux, en partageant plusieurs résidences de création avec des habitants afin de co-créer la structure de cet opéra participatif. Après cette première étape du projet-processus, nous souhaitons vous présenter ici les deux rhizomes du Furieux, qui s'inscrivent dans la continuité du parcours artistique et méthodologique porté par le COLLECTIF MEUTE :

Une partition augmentée qui permette de conserver le processus compositionnel toujours en mouvement grâce à un outil plurimedia immersif. Cette partition sera l'outil de création utilisé par le COLLECTIF MEUTE pour recomposer l'opéra Furieux à chaque étape de son parcours durant deux semaines avec des habitants du lieu où sera représenté le rituel lyrique participatif Furieux

Une installation interactive qui archive des témoignages à partir de la notion de cartographie subjective et qui dessine peu à peu un portrait du territoire et de ses habitants. Cette installation est nomade et permet de compléter le dessin collectif d'un territoire au fur et à mesure de son voyage

 

Une installation interactive

Les archives du Furieux est un caméléon. Au fur et à mesure des étapes du voyage du Furieux, nous constituons des archives autour de la notion d'étranger, d'itinérance, d'identité. Un protocole de recueil d'histoires (audio et vidéo, pictural, ) est proposé et enrichit notre récolte de témoignages. 

La restitution du matériel enregistré est proposée en articulation avec le lieu de la performance, en écho à la représentation ou hors du triptyque. Ce du Furieux oscille entre l'archive et le cadavre exquis. Une installation in situ interactive en perpétuelle évolution proposée aux habitants, un portrait de l'identité qui se dessine peu à peu. 
 

 

Création in situ d'une cartographie subjective

Une partie de l'opéra est proche du théâtre documentaire et se nourrit de témoignages de participants et citoyens au fur et à mesure que l'opéra voyage, afin de questionner la notion d'identité et de (re)naissance. En écho aux témoignages livrés en direct au plateau, une installation interactive présente les témoignages précédemment récoltés et en enregistre de nouveaux. Cette installation peut également s'imaginer en dehors de son lien avec l'opéra, dans des lieux divers des champs culturels, sociaux, de santé...

L'installation propose de consulter et de déposer des témoignages, dans des conditions d'intimité et de qualité d'écoute. L'esthétique est peut-être proche de celle d'un isoloir ou d'un photomaton. L'approche est à la fois politique et ludique. C'est l'irruption d'un espace de parole protégé dans l'espace public.

Un protocole de recueil d'histoires (audio, vidéo, graphique) est proposé aux habitants et nourrit une récolte de témoignages, une collection d'instantanés, de parcours de vie, de questionnements. Au fur et à mesure, on constitue des archives autour de la notion d'étranger, d'itinérance, d'identité.

Ce parcours de recherche et construction se déroule en lien avec un écosystème de spécialistes des nouvelles technologies, de sociologues, d'enseignants-chercheurs, d'habitants prenant part aux différentes étapes du projet.
 

 

Partenariats

Nous mettons en place des partenariats avec des sociologues pour approfondir les processus de mise en récit et interroger la notion de cartographie subjective (université de Lille-laboratoire Geriico, Christian Mahieu, sociologue chercheur au CNRS, Sociotopie, atelier de sociologie appliquée).

Des partenariats avec le FabLab et la Halle de construction de la Condition Publique de Roubaix sont également à l'étude pour partager le processus d'élaboration de la structure avec des habitants et recueillir leurs récits.

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